Il existe des lieux où le temps ne se contente pas de passer. Des endroits où les horloges ne sont pas de simples instruments de mesure, mais des témoins d’un secret bien plus ancien que l’humanité elle-même. Un secret que seuls quelques rares individus ont la chance – ou la malédiction – de percevoir.Dans une ville d’apparence ordinaire, entre les pierres froides des rues de New York et la brume paisible de New Haven, une vérité oubliée persiste : le temps, tel que nous le connaissons, n’est qu’une illusion. Au cœur de ce monde en perpétuel mouvement, il existe une confrérie silencieuse, dissimulée à la vue des simples mortels, qui veille sur la mécanique complexe du destin. Les Tisseurs, comme on les appelle, ont une compréhension inégalée du flux temporel. Mais leur rôle est loin d’être glorieux. Ils ne façonnent pas le temps – ils l’observent, ils l’interprètent. Avec des outils qui semblent aussi anciens que l’humanité, ils scrutent la toile du futur, luttant contre l’entropie qui menace d’effacer l’ordre fragile du monde. Certains, pour se connecter pleinement à cet univers invisible, ont renoncé à leur humanité d’une manière ou d’une autre. Certains, par choix. D’autres, par destinée.Les horloges, les pendules, les montres anciennes et les mécanismes oubliés sont leurs alliés. Mais rien n’est plus important que la précision des engrenages intérieurs de l’âme. Quand le futur se brise, quand le passé se mêle au présent, ils sont les seuls à comprendre le langage des fissures invisibles du temps. Dans ce monde parallèle où les lois de la physique semblent suspendues, où la réalité n’est qu’un voile à travers lequel seuls les plus perspicaces peuvent voir, les Tisseurs savent qu’un jour, tout cela prendra fin. Ou peut-être recommencera.Le temps n’a pas de début, et il n’a pas de fin.

Adham n'est pas un personnage ordinaire. Il est celui qui voit au-delà de l'illusion du temps, un être qui connaît les trajectoires des vies, mais qui ne les impose pas. Quand vous interagissez avec lui, sachez que chaque parole, chaque geste, chaque regard qu'il pose est empreint de mystère et de poids. Voici quelques points à garder en tête pour une immersion parfaite :
RESPECT DE LA CRÉATION
L’univers autour de l’Oracle et le personnage ont été soigneusement créés. Cela inclut des heures de réflexion, de construction, et de développement pour aboutir à ce concept unique. Le plagiat ou toute tentative de copie, même partielle, de cet univers est strictement interdit. Soyez créatifs et respectueux du travail fourni. Si vous souhaitez vous inspirer, demandez avant tout l’autorisation. La reconnaissance du travail de l’autre est primordiale.DÉLAIS DE RÉPONSE
Les réponses de l’Oracle peuvent parfois prendre un peu de temps. La vie réelle a parfois la priorité sur le rôleplay, et l’emploi du temps peut être chargé. Cependant, soyez assurés que chaque demande ou message recevra une réponse à un moment donné. Ne vous inquiétez pas si cela prend un peu de temps. Chaque interaction aura sa place et sera répondue avec soin, en fonction de l’importance du message ou de l’échange.LA SELECTION
Je me réserve le droit de faire un tri dans les personnes avec qui je choisis d’interagir. Si je considère qu'il y a trop de monde ou si des rôlistes ne montrent pas un réel engagement dans les interactions, je pourrai être amenée à réduire le nombre de contacts. Un grand nombre d’abonnés ou de demandes sans interaction active ne sont pas intéressants, et je préfère un cercle restreint avec des personnes qui partagent la même passion et l’envie de bâtir des récits intéressants. Le but est de maintenir une qualité dans les échanges et non une quantité.INTERRACTIONS RESPECTUEUSES
L’Oracle est un personnage complexe, et tout le monde n'a pas besoin d'être d’accord avec ses prédictions ou conseils. Cela fait partie du jeu. Vous êtes libre de développer vos propres histoires et d’interagir avec lui de manière personnelle. Cependant, évitez de faire passer l’Oracle pour un personnage secondaire, caricatural ou qui ne correspond pas à la vision établie. Respectez son rôle mystique et mystérieux.
L'Oracle ne révèle jamais tout.
Bien qu'il connaisse le passé, le présent et l'avenir, il ne donne jamais toutes les réponses. Ses révélations sont fragmentaires, énigmatiques, et souvent cryptiques. Il vous guidera, mais jamais de manière directe. Attendez-vous à des indices plutôt qu’à des solutions. Il parle en métaphores, en présages.Il ne juge pas, mais observe.
Il n’est ni bienveillant, ni malveillant. Il est un spectateur du temps, un observateur des vies humaines. Il connaît vos faiblesses et vos forces, mais il ne vous les impose pas. Si vous cherchez des conseils, il vous les offrira, mais ce sera toujours à vous de décider si vous suivez ou non.Le libre arbitre est sacré.
Même s’il connaît le futur, il ne cherche jamais à manipuler le cours des événements. Il pourrait vous donner des aperçus de ce qui pourrait arriver, mais jamais il ne fera pression sur vous pour que vous suiviez ce chemin. Le libre arbitre est une composante essentielle de son existence.Respectez l'ambiguïté de ses réponses.
Il n'est pas là pour donner des réponses simples. Son discours est souvent métaphorique et ouvert à l'interprétation. Il n'exprime jamais clairement une "vérité" absolue. Ses mots peuvent avoir plusieurs significations selon la perspective de celui qui les entend.Il connaît vos intentions, mais pas votre cœur.
L'Oracle peut lire le fil du destin, mais il ne connaît pas le cœur des gens. Ses réponses ne dépendent pas de ce que vous ressentez profondément. Elles sont basées sur ce qui peut arriver selon les choix que vous faites, mais l'intention qui vous anime reste mystérieuse à ses yeux.Ne cherchez pas à jouer avec lui.
Il n'est pas là pour être défié ou trompé. Il connaît les jeux d'esprit, les tentatives de manipulation. Si vous cherchez à lui cacher quelque chose, sachez qu’il peut le voir, mais il ne vous le dira jamais. La vérité qui vous échappe sera toujours à portée de main, mais elle vous sera rarement offerte sur un plateau.Interagir avec lui exige du respect.
Il n’y a pas de place pour la trivialité ou les menaces. L'Oracle vous aidera ou vous guidera, mais il le fera à sa manière. Soyez prêt à vous remettre en question, à accepter le fait qu’il ne répondra pas toujours selon vos attentes. Il est un être de connaissance infinie, un témoin silencieux de la réalité qui vous entoure.Information à prendre en compte.
Adham est un homme aveugle. Par conséquent, il ne perçoit pas le monde avec ses yeux, mais cela ne l'empêche pas d'interagir à l'aide de d'autres méthodes spécialisées pour les personnes souffrant de cécité.

L’averse tombait sans relâche sur la ville, enveloppant les rues d’un voile brumeux où les réverbères projetaient des halos dorés. L’odeur de l’asphalte humide se mêlait à celle du café et du pain chaud s’échappant des boulangeries encore ouvertes. Loin du vacarme de Manhattan, ce quartier de New York vivait dans un autre tempo, plus lent, plus secret, comme un écho du passé dissimulé entre les ombres des grandes avenues. Les gouttes frappaient les auvents fatigués, ruisselaient le long des vitrines et se brisaient en éclats liquides sur le trottoir pavé. Entre les façades d’immeubles usés par le temps, une boutique se fondait dans le décor avec une élégance discrète, presque anachronique. Une plaque en laiton terni portait un nom gravé d’une écriture raffinée, mais effacée par les années. Derrière la vitrine, un kaléidoscope de rouages, d’aiguilles dorées et de cadrans miniatures reflétait les lueurs de la rue.À l’intérieur, l’atmosphère était feutrée, contrastant avec le tumulte extérieur. Une chaleur douce, presque réconfortante, flottait dans l’air, chargée du parfum du bois ciré et de l’huile fine utilisée pour entretenir les mécanismes délicats des montres anciennes. Ici, le temps n’était pas un simple concept, il était palpable. Il résonnait dans chaque tic-tac des horloges accrochées aux murs, dans chaque frémissement des aiguilles parcourant les cadrans avec une patience infinie. Derrière un comptoir en acajou, un homme était assis, sa silhouette taillée par l’ombre tamisée des lampes de bureau. Son costume sombre semblait absorber la lumière, dessinant une allure à la fois austère et mystérieuse. Une chemise déboutonnée au col brisait la rigueur du vêtement, un détail presque imperceptible, mais suffisant pour suggérer qu’il n’était pas un homme prisonnier d’un cadre figé.Ses mains effleuraient une montre à gousset, ses doigts parcourant la surface du boîtier avec une précision qui n’avait rien de mécanique. Ils glissaient sur les gravures minuscules, en lisaient chaque relief comme un langage secret que seul lui pouvait comprendre. Derrière ses lunettes opaques, il ne voyait pas, mais il savait. Il ressentait. Il interprétait le silence des engrenages avec une acuité qui dépassait la simple perception sensorielle.La clochette de la porte tinta doucement. Il n’avait pas besoin de lever les yeux pour savoir que quelqu’un venait d’entrer. Il l’avait senti avant même que la poignée ne s’abaisse, avant même que l’air de la boutique ne change imperceptiblement sous la présence d’un autre. Chaque visiteur portait en lui un rythme, une signature invisible dans le grand tissu du temps, et lui, il savait les reconnaître. Un léger silence flotta, suspendu dans l’instant. Puis, d’une voix posée, calme, il rompit le mutisme de la pièce.— Bienvenue.Sa voix était un murmure grave, un écho qui semblait porter un poids bien plus grand que la simple politesse d’un commerçant. Il ne demandait pas ce que la personne venait chercher. Il savait déjà. Il savait ce qu’elle voulait, ce qu’elle attendait, et ce qu’elle ignorait encore devoir entendre. L’inconnu, resté immobile un instant sous l’embrasure de la porte, secoua légèrement son manteau trempé. Des gouttes d’eau s’écrasèrent sur le parquet en un bruit feutré. Il observa la boutique, les horloges qui, malgré leur diversité d’époques et de styles, semblaient battre à l’unisson dans un ordre invisible. Puis son regard se posa sur l’homme derrière le comptoir.— Vous êtes... l’horloger ?Une esquisse de sourire, imperceptible.— Parmi d’autres titres.Le visiteur hésita. L’atmosphère de la boutique avait quelque chose d’étrangement intime, comme s’il venait de pénétrer dans un sanctuaire où le temps lui-même se tordait sous une autre logique. L’horloger, lui, attendait, les doigts posés sur la montre à gousset qu’il tenait toujours. Il ne parlait pas pour remplir le vide, il laissait l’instant s’écouler à son propre rythme, sachant que tôt ou tard, chaque question trouvait sa réponse.Le client prit enfin une inspiration, comme s’il s’apprêtait à poser la vraie question qui l’avait mené ici.Mais l’horloger, avant même que les mots ne franchissent les lèvres de l’homme, déclara d’une voix calme :— Vous cherchez quelque chose que vous avez perdu. Mais ce n’est pas un objet.Le silence s’épaissit, pesant d’un mystère indéchiffrable. Et à l’extérieur, sous la pluie, le monde continuait de tourner, ignorant tout de la danse invisible qui se jouait entre ces murs. Ce silence s’étira un peu plus, lourd et dense, jusqu’à ce que l’air lui-même semble suspendu, comme si même le temps hésitait à avancer. L’homme en face de l’horloger demeura immobile, un étrange mélange d’incertitude et de curiosité dans ses yeux. Il n’avait pas encore répondu à la remarque de l’horloger. Était-ce une question ? Une observation ? Ou quelque chose d’encore plus mystérieux ?L’horloger ne brisa pas le silence, il n’avait pas besoin de le faire. Il laissait le visiteur assimiler les paroles, comme un souffle suspendu dans la chambre des possibles. Puis, finalement, l’homme sembla se décider. D’un mouvement lent, il ôta son manteau trempé, le déposant sur une chaise près de la porte. La lumière, tamisée et chaude dans la pièce, accentuait la tension palpable qui flottait dans l’air. La clochette de la porte, qui avait encore résonné quelques instants auparavant, semblait déjà appartenir à un autre monde. Un monde où tout, ici, était régi par une règle simple : il fallait prendre son temps.— Comment le savez-vous ? demanda finalement le visiteur, sa voix trahissant une note de perplexité. Il n'était pas totalement déstabilisé, mais il ne savait pas quoi penser de ce qui venait de se passer. Qui pouvait savoir cela, avant même qu'il ait prononcé un mot ? Qui pouvait connaître un tel secret sans qu’il n'ait rien révélé ?L'horloger, sans un geste, déposa la montre à gousset sur le comptoir et se redressa lentement. Ses mains, d'une agilité inattendue pour quelqu’un de soi-disant privé de l’un des sens les plus cruciaux, se glissèrent entre les différents objets posés sur la surface boisée, les touchant, les effleurant. Ses doigts semblaient lire dans les objets, comme un écrivain lisant une histoire en braille, découvrant chaque détail avec une concentration absolue. La montre à gousset, par exemple. Chaque éclat de son métal était un indice dans l’histoire de celui qui venait de la confier, chaque tic-tac, un mot de la conversation non dite.— Vous êtes en quête, non d’un objet, mais d’une direction. De quelque chose que vous avez ignoré jusqu'à présent, mais que vous avez toujours cherché.L'homme se mordit la lèvre, incertain. Il s’approcha enfin du comptoir, ses pas feutrés sur le sol en bois. Il n’avait pas peur, mais il était… dérangé. Dérangé par la certitude de l’horloger. Il avait l’impression que chaque mouvement, chaque regard de ce dernier perçait le voile de ses pensées et révélait des fragments de son âme, aussi privés soient-ils. Il n’avait jamais cru en les pouvoirs surnaturels, pas avant ce jour. Pas avant ce moment précis où il s’était retrouvé face à cet homme qui semblait savoir tout de lui, et bien plus encore.— Je… je ne comprends pas. Il se gratta la nuque, comme s’il cherchait ses mots. Pourquoi moi ? Pourquoi ce que je cherche ne semble pas… normal ?L’horloger, avec une lenteur mesurée, leva la tête, ses lunettes opaques dissimulant son regard, mais son aura était aussi puissante qu’un regard fixe. Il avait l’air de comprendre la question sans avoir à l’entendre. Une fraction de seconde s’écoula, suspendue dans l’atmosphère comme un battement de cœur. Puis, il répondit, simplement :— Parce que chaque événement, chaque vie, chaque souffle, s’inscrit dans un réseau infini de possibilités. Vous n'êtes qu'une corde tendue dans cet océan. Mais ce que vous cherchez… c’est bien plus qu’une simple réponse. C’est une décision.Un frisson parcourut la peau du visiteur. Ses mains tremblaient légèrement, et il se força à respirer plus profondément. C’était comme si tout ce qu’il pensait connaître, tout ce qu’il avait compris jusque-là sur sa propre existence, s’effondrait lentement, remplacé par quelque chose de beaucoup plus vaste, beaucoup plus incompréhensible. L’horloger, toujours aussi implacable dans son calme, ne fit aucun mouvement. Il savait que l’homme devait digérer tout cela, qu’il n’avait pas besoin de plus de mots, juste d’un instant pour comprendre que tout ce qu’il avait perçu jusqu’à présent était révolu. Il n’était plus dans un simple monde de causalité ordinaire, mais dans un univers où le temps lui-même pouvait se plier, se tordre et se redéfinir.Le client déglutit, sa gorge sèche. Il ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son n’en sortit. Il ferma les yeux un instant, comme s’il tentait de repousser cette prise de conscience qui lui rongeait l’esprit. Il savait que tout cela avait un prix, mais il n’avait aucune idée du coût réel de ce qu’il venait de découvrir. Au fond, derrière ses lunettes, l’horloger souriait, mais il ne laissa transparaître aucune émotion sur son visage. Il attendait. Il savait que la décision viendrait d’ici peu. Une décision qui, une fois prise, marquerait un point de non-retour dans le voyage de cet homme. Un voyage qu’il n’avait pas encore totalement compris.Mais ce qui importait, c’était qu’il était déjà trop tard pour revenir en arrière.

